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Inspiration 04/2016 fr

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Un vrai porte-bonheur :

Un vrai porte-bonheur : « Offrir quelque chose de beau aux clients » c’est ce qu’il y a de plus formidable dans le métier de guide de montagne pour Raphael Imsand (g.). Walter Josi (dr.), lui, a de la peine à se souvenir de toutes ses réussites en tant que guide, même si elles ont marqué ses anciens clients. Rob Lewis Walter, tu es guide de montagne depuis 1968. Comment s’est passée ta première journée de travail ? Walter Josi : C’était plutôt rigolo. Les Sports Universitaires m’avaient demandé de donner un cours d’escalade dans les Sieben Hengsten. Je savais à peine où ça se trouvait. Le chef avait dit : « Ne t’en fais pas, il y a encore quelqu’un d’autre qui vient et il connaît tout, et moi je viens aussi. » Le chef est venu au rendez-vous en costard-cravate et l’autre pas du tout. J’avais une carte, mais aucune idée où grimper. Ce fut la plus belle journée de l’année, mais nous n’avons pas fait grand chose. Ensuite, le chef a demandé comment ça s’est passé. Je lui ai répondu : « C’était un échec ! » Par la suite je suis devenu chef et j’ai emmené des étudiants grimper pendant 45 ans, sur presque 1000 sorties. Existe-t-il quelque chose qui fait que tu envies les jeunes guides de montagne ? Josi : Oui, qu’ils sont encore jeunes et qu’ils peuvent encore entreprendre de belles choses. Avec le temps on a davantage de souvenirs que de projets – ce qui peut aussi être chouette. Mais les jeunes ont aujourd’hui naturellement bien plus de possibilités. Ils peuvent faire des sorties en snowboard ou du canyoning, ils voyagent bien plus. C’est pour cela que je les envie, à coup sûr. Josi : J’ai eu la chance d’avoir un client qui souhaitait cela – faire des premières. Avec lui nous avons parfois encore foré à la main. Nous ne savions jamais précisément si la voie allait rester belle jusqu’en haut ou si elle allait devenir d’un coup dangereuse et que nous soyons forcés de rebrousser chemin. L’incertitude avait quelque chose de fascinant. Vous êtes tous les deux guides de montagne indépendants, donc pas employés par un bureau de guides. Comment faitesvous votre clientèle ? Imsand : Personnellement, j’atteins passablement de gens par les médias sociaux. Cela m’a bien étonné au début. Par exemple en hiver lorsque j’attends les clients à la descente, je fais vite une photo avec mon portable et je la mets instantanément sur facebook. Cela ne me coûte rien et ne demande aucun effort. Et si je le fais chaque jour, les gens se font vite la remarque : eh, celui-là il a toujours de la bonne neige ! RENCONTRE AU SOMMET « Chanter ne serait pas la pire des choses à faire ! » De Whymper au canyoning : dans leur discussion entre générations, le Bernois Walter Josi (74 ans) et Raphael Imsand (28 ans) de la vallée de Conches parlent du passé et du futur du métier de guide – et de la signification de la montagne dans notre époque où tout va vite. Et toi Raphael ? Aurais-tu préféré être guide à une autre époque ? Raphael Imsand : Non, pas vraiment. Mais il y a quand même une chose que j’envie chez les guides d’autrefois, c’est le côté aventure. Pour nous, les nombreuses informations dont nous disposons aujourd’hui sont un avantage en soi. Mais la notion d’aventure s’est perdue avec les cartes, le bulletin météo, le GPS et les images sur internet. Quelle aurait été ton époque ? Imsand : Mon époque c’est maintenant. Mais j’aurais aimé savoir comment les choses se passaient au début de l’époque des guides, lorsque Alexander Burgener et Cie arpentaient les montagnes à la recherche de premières avec leurs clients. Ils ignoraient ce qui les attendait. Carte ou Smartphone ? Le guide de montagne Imsand mise sur les deux. Et toi Walter ? 1968 ! T’as donc commencé peu avant l’arrivée d’internet ? Josi : Bien avant internet ! Cela fait 13 ans que j’ai un site web, mais je ne participe pas aux médias sociaux. Je n’ai jamais fait de prospectus, pour la même raison que Raphael – internet est gratuit. Mes premiers clients m’ont trouvé par le bouche à oreille. Mais ce n’est pas donné à tout le monde de trouver du travail par soi-même. Être employé a aussi ses avantages. 18 19 PatitucciPhoto RENCONTRE AU SOMMET

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