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Inspiration 02/2016 fr

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« ET PENDANT LES VACANCES ? GRIMPER ! » Rebekka Stotz (24 ans) et Beni Blaser (26 ans) comptent parmi les meilleurs grimpeurs d’escalade sportive de Suisse. Ces athlètes soutenus par Bächli Sports de Montagne consacrent leurs vacances et loisirs exclusivement à la grimpe. Pourtant, ils n’ont pas l’impression de devoir renoncer à quoi que ce soit. Un entretien dans le magasin Bächli de Berne. RENCONTRE AU SOMMET 20 Beni Blaser et Rebekka Stotz sont dans leur élément : la séance photo dans le magasin Bächli Sports de Montagne de Berne a été un divertissement bienvenu.

En salle ou en rocher : le moteur de Beni, c’est sa passion de l’escalade. visualimpact.ch | Rainer Eder Quand avez-vous fait votre dernière longue pause en matière d’escalade ? Rebekka Stotz : Je fais toujours une pause de deux à trois semaines pendant les fêtes de fin d’année, à la fin de la saison. Je peux ainsi me reposer et me motiver pour la suite. Beni Blaser : C’est aussi ce que je fais : la saison de bloc se termine vers la fin septembre. Je fais alors environ deux semaines de pause. Dernièrement, j’ai aussi dû m’arrêter pendant quatre jours : la peau de mes doigts avait tellement souffert que j’ai dû la ménager un peu (il montre ses doigts) ; ici, j’ai un hématome, et la corne au bout des doigts doit être éliminée. Sinon, elle cause une pression sous l’ongle avec le poids. C’est très douloureux et ça fait qu’on transpire plus vite. Rebekka : Exact, et ça devient beaucoup plus difficile de s’accrocher (elle montre ses doigts). C’est sûr qu’on ne pourrait pas devenir mannequins (rires). Combien d’heures par semaine vous entraînez-vous ? Beni : C’est variable. Je m’entraîne selon un tournus de trois semaines : la première semaine à 80 %, la deuxième à 100 % et la troisième à 120 %. 100 % représentent environ six séances d’entraînement. Un taux de 120 % est synonyme de 12 à 15 heures. Rebekka : Chez moi aussi, cela varie. Dans l’idéal, je m’entraîne tous les jours. Malheureusement, je n’y arrive pas en ce moment. J’essaie tout de même de m’entraîner quatre à cinq fois par semaine. Et quand j’ai peu de temps, je m’entraîne de manière très intensive en quelques heures. Si j’ai plus de temps, je vais passer une journée entière en salle, ce qui me permet d’accumuler des heures. Comment parvenez-vous à concilier la pratique d’un sport de haut niveau et l’exercice d’une profession ou des études ? Beni : Très bien. J’ai la chance de pouvoir répartir mon taux d’occupation de 80 % en tant que conseiller chez Bächli Sports de Montagne sur cinq jours. Cela m’apporte bien plus que d’avoir un jour de congé entier, puisque je ne peux pas rassembler tous les entraînements sur une seule journée... Rebekka : J’étudie la physiothérapie à Landquart, où il n’y a malheureusement pas de salle d’escalade. Pour grimper, je dois aller jusqu’à Zurich, ce qui représente un trajet relativement long. Par chance, un voisin me laisse m’entraîner seule dans sa cave. Cela m’a sauvée. Mais je vais bientôt commencer un stage à 100 % et je ne sais pas encore comment je pourrai concilier ce travail avec l’escalade. En plus, mes quatre semaines de vacances sont déjà entièrement réservées à la compétition. Mais je finirai bien par trouver une solution (rires). Qu’est-ce qui vous pousse à fournir autant d’efforts ? Rebekka : J’aime ça, tout simplement ! Dès que j’ai du temps libre, je veux aller en salle. Nous sommes une bonne équipe, et c’est généralement avec ses amis que l’on préfère passer ses loisirs. S’ils sont de toute façon sur les rochers ou en salle, cela se fait automatiquement. Beni : Mon moteur, c’est la passion. Je n’ai pas grandi dans une famille de grimpeurs. Pourtant, la grimpe fait partie de ma vie depuis tellement longtemps que je ne pourrais plus m’en passer. RENCONTRE AU SOMMET 21

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