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Inspiration 02/2016 fr

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« Il faut de l’ambition pour progresser. » thecircuitclimbingmedia RENCONTRE AU SOMMET 22 La pratique d’un sport de haut niveau est souvent aussi synonyme de renoncement. Qu’en pensez-vous ? Rebekka : Je ne vois pas cela comme un renoncement. En vacances, j’aime aussi grimper, par exemple en Espagne ou en France. Il arrive que je ne puisse pas sortir un vendredi soir parce qu’une épreuve de coupe du monde est prévue le samedi... Beni : Ça ne me pose pas de problème de devoir renoncer aux sorties, ce n’est pas tellement mon genre. Quand tu as un entraînement dans le cadre régional un vendredi soir et que tu rentres à la maison à onze heures, tu n’as de toute façon pas envie de sortir. L’escalade nécessite par exemple de faire attention à son poids : n’avez-vous pas besoin de vous priver en ce qui concerne la nourriture ? Rebekka : Je mange de tout, mais avec modération. Le poids est certes important, mais l’énergie dont on a besoin doit bien venir de quelque part. Il est vrai que certains athlètes sont sous-alimentés. Mais on trouve aussi des exemples de sportifs qui ont un poids normal et qui sont en bonne santé, comme Anna Stöhr, une super grimpeuse. Beni : Le bloc et l’escalade en tête peuvent être comparés au sprint et à la course de fond. Chacune de ces disciplines exige une condition physique différente. Comme je fais surtout du bloc, j’ai besoin de puissance et d’énergie et j’ai le droit d’être un peu plus lourd. Je ne suis pas de programme nutritionnel et ne compte pas les calories, je fais les choses comme je les ressens. Rebekka : Je fais plus de bloc en début de saison. Ensuite je passe à l’escalade en tête, où je brûle plus de calories. Quoi qu’il en soit, je perds presque automatiquement un à deux kilos. À quel point l’ambition est-elle importante pour la réussite sportive ? Rebekka : Je pense qu’on en a forcément besoin pour progresser. La tête doit vouloir à tout prix. Beni : Il faut être très discipliné, c’est indéniable. Dans le cadre régional, nous n’avions qu’un entraînement par semaine. Le reste du temps, nous étions responsables de nous-mêmes. Personne ne contrôle ce que tu fais. À la maison, je fais beaucoup de musculation. Cela demande de la volonté de se lever le matin et de faire les exercices jusqu’au bout. Mais je me dis que les autres ne dorment pas non plus et je fais une séance de plus. J’ai été intégré dans le cadre national à l’âge de 14 ans et en suis sorti l’année suivante. Cela m’a motivé à m’entraîner encore plus. Et j’ai été repris à 16 ans. N’y a-t-il pas un risque de trop s’entraîner ? Beni : Trop peu en tout cas pas. Mais le risque est toujours présent lorsque l’on s’investit beaucoup. De temps en temps, je dois m’obliger à faire une pause. Je sais que ce ne serait pas bien de continuer. Dans ce cas, je m’arrête vraiment. J’entends alors immédiatement une petite voix dans ma tête : tu ne t’es pas entraîné donc tu vas régresser. Il ne faut pas tomber dans cette spirale. Rebekka : J’adore cette sensation d’épuisement total après l’entraînement. J’avais plus de temps pour m’entraîner lorsque j’étais à l’école. Mais, j’aime mes études et c’est bien que tout ne tourne pas autour de l’escalade. Comment la compétition en salle a-t-elle évolué ces dernières années ? Rebekka : Le bloc est devenu nettement plus coordonné. Avant, on s’entraînait plus avec des prises plutôt old school...

Beni : ...Oui, on avait davantage la possibilité de compenser avec la force. Au temps de Wolfgang Güllich, l’entraînement était entièrement axé sur la puissance. Aujourd’hui, le défi consiste la plupart du temps à trouver la bonne voie dans les cinq minutes passées sur un bloc. Le travail de réflexion est un facteur essentiel. Rebekka : Il y a aussi plus de jetés aujourd’hui, pour rendre ce sport attrayant aux yeux des spectateurs. Vous faites tous deux partie du cadre national. Pourtant, le grand public vous connaît à peine. Cela vous énerve-t-il parfois ? Rebekka : Comme dans tous les sports de haut niveau, les efforts à fournir sont considérables. On s’entraîne pratiquement tous les jours. Un joueur sur deux peut vivre du football. En escalade, c’est pratiquement impossible. Le fait que les grimpeurs d’escalade sportive soient peu connus est un inconvénient. On ne mise pas vraiment sur cette carte en Suisse. LES DISCIPLINES DE L’ESCALADE SPORTIVE DIFFICULTÉ Les grimpeurs grimpent en tête dans une voie inconnue et essaient d’aller le plus loin possible. Les voies sont longues d’au moins 15 m et peuvent être observées pendant 5 minutes. BLOC Les athlètes grimpent sans corde, sur des blocs hauts de trois à quatre mètres. Ils doivent maîtriser le passage en un nombre d’essais aussi restreint que possible. Chaque compétition comprend quatre à six blocs. VITESSE Les grimpeurs sont assurés en moulinette. La voie doit être gravie aussi rapidement que possible. Avec le système par élimination, deux grimpeurs grimpent simultanément dans deux voies identiques. PRÉPAREZ VOTRE ÉQUIPEMENT VOTRE ÉQUIPEMENT VOUS PRÉPARE La tente HUBBA HUBBA NX de MSR ® réinventée Ultralégère pesant à peine 1,54 kg (3 livres 7 onces) avec une géométrie symétrique maximisant l’espace, deux grandes entrées StayDry et un double-toit à 4 entrées pour une bonne ventilation – le tout en un système unifié facile à monter et ranger. ® TENTS Plus d’informations sur les tentes de randonnées ultralégères et spacieuses sur msrgear.com RENCONTRE AU SOMMET 23 PHOTO : GARRETT GROVE

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