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Inspiration 02/2016 fr

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Beni : Oui, nous avons

Beni : Oui, nous avons même dépassé notre objectif. Mais un crowdfunding de ce genre n’est pas possible chaque année. RENCONTRE AU SOMMET 24 Beni en est certain : « Dans dix ans, je grimperai encore. » Beni : C’est aussi comme ça que je vois les choses. Aux États-Unis par exemple, on accorde nettement plus d’importance au sport. Là-bas, de nombreux grimpeurs peuvent vivre de l’argent des sponsors. En France et en Autriche, on peut même faire une carrière professionnelle sportive dans l’armée. Et vous ? Parvenez-vous à couvrir vos frais grâce à vos sponsors individuels ? Rebekka : Mes sponsors individuels, Bächli Sports de Montagne, Scarpa et Black Diamond, me fournissent le matériel, chose très importante pour moi. J’habite encore chez mes parents, qui me soutiennent complètement. Comme ma formation et l’escalade ne me laissent pas de temps pour travailler, je n’ai pas de revenu. Chaque année, on m’offre l’abonnement général pour Noël ou mon anniversaire. Et il n’y a quasiment pas d’argent en jeu pour les prix remportés : un titre de champion suisse est récompensé par 500 francs. Beni : De quoi se payer un week-end (rires). Au moins, le CAS nous paie le vol et l’hôtel quand nous remplissons les critères de sélection. C’est super. Et une victoire en coupe du monde nous rapporterait en théorie presque 3500 euros. Mais pour y parvenir, il faut énormément de travail. Beni, l’année dernière, tu as récolté 2000 francs à deux reprises avec Kevin Heiniger grâce au crowdfunding pour pouvoir participer à des coupes du monde en Chine et au Japon. Est-ce une bonne alternative ? Quels sont vos points forts en grimpe ? Décrivez-vous un peu mutuellement ! Beni : Rebi est plutôt douée en terrain pas trop raide mais très technique. Avec des éléments qui se trouvent derrière un angle et dans des voies qui demandent une certaine réflexion. Rebekka : La force des doigts de Beni est top. Il maîtrise très bien les toutes petites prises et les petits jetés. Il est aussi très dynamique et explosif. Quel est votre niveau en escalade sur roche ? Rebekka : Jusqu’à présent, la voie la plus difficile que j’ai réussi était un 8c puis un 8a en bloc. Beni : Mon record est un 8c+ en voie ; en bloc, j’ai réussi plusieurs fois un 8b. Mon prochain objectif se situe un cran au-dessus. Et où préférez-vous grimper à l’extérieur ? Rebekka : J’aime bien grimper au Tessin et aussi en Espagne. J’adorerais aller grimper en Afrique du Sud ou en Norvège. Beni : J’ai déjà grimpé en Scandinavie, en Suède. J’ai aussi beaucoup aimé Kalymnos. J’y suis allé l’année dernière pour la première mais certainement pas la dernière fois. Mais il n’est pas nécessaire de partir loin : la Suisse est un véritable paradis d’escalade. Je grimpe souvent en Valais. Et la vallée d’Avers est un site d’escalade tellement connu que beaucoup de professionnels internationaux viennent s’y entraîner. L’Afrique du Sud me tente aussi beaucoup. Quels sont vos objectifs sportifs pour 2016 ? Rebekka : À coup sûr les championnats du monde de septembre à Paris. Ça m’a beaucoup plu la dernière fois. L’escalade de vitesse n’est pas ma discipline favorite, mais je suis à l’aise en difficulté et en bloc. Je peux donc m’imaginer de participer dans les deux disciplines. Beni : Paris est certes au programme. Mais mon objectif est plutôt de pouvoir être satisfait après une compétition. J’aimerais avoir le sentiment que j’ai fait de mon

mieux. La plupart du temps, on ne peut s’empêcher de repenser constamment à nos erreurs après coup. Dans quels domaines l’escalade a représenté pour vous une école de vie ? Rebekka : Cela me sert dans mes études, lors des examens. Je sais gérer la nervosité et fournir une performance à un moment bien précis. En grimpant, on apprend à gérer les hauts et les bas et on devient rapidement autonome, car on est toujours en déplacement. On apprend à organiser son emploi du temps. Beni : Point de vue discipline, avant, j’étais assez chaotique. Mais lorsque l’on éparpille ses affaires dans trois ou quatre sacs à dos, on apprend vite à les ranger toujours au même endroit. Poursuivez-vous un rêve ? Rebekka : Jusqu’à présent, mes projets ont toujours été plutôt modestes. Un jour, j’aimerais m’attaquer à un plus gros projet à l’extérieur. Beni : J’aimerais réussir le bloc « Dreamtime » à Cresciano. Il présente un niveau 8c et a été escaladé pour la première fois en 2000 par la légende Fred Nicole. Cette réussite aurait pour moi une jolie valeur symbolique. Où vous voyez-vous dans dix ans ? Rebekka : Je grimperai certainement toujours et travaillerai comme physiothérapeute. Je pense que je ferai plus de sorties à l’extérieur, des voies de plusieurs longueurs. Beni : Je grimperai probablement toujours, mais moins qu’aujourd’hui. Peut-être que je surferai un peu plus, ce que je n’ai pas le temps de faire aujourd’hui. Et je ferai plus de vélo. Déjà maintenant, en été, je parcours 30 km à vélo pour me rendre au travail. Et qui sait, peut-être que j’escaladerai un jour la face nord de l’Eiger… INTERVIEW : MIA HOFMANN / THORSTEN KALETSCH PHOTOS : ROB LEWIS / MÀD Légèreté, oui mais encore? Une Leichtes tente Gewicht ne doit ist pas gut, seulement richtiges Gewicht être légère, ist elle besser. doit In être diesem robuste. Frühjahr Fjällräven bringt Fjällräven lance au printemps 16 vollständig 16 tentes überarbeitete complètement Zelte auf repensées, den plus Markt, légères die leichter et plus und robustes strapazierfähiger que jamais. Toutefois, sind als lorsqu’il je zuvor. s’agit Wie de immer mettre legen au wir point beim des tentes, Design nous unserer ne Zelte nous aber focalisons nicht nur jamais Wert sur auf la simple Leichtigkeit. réduction Alle de neuen leur Modelle poids. Tous überzeugen les nouveaux durch modèles die perfekte concilient Balance à aus merveille geringem légèreté et Gewicht fiabilité: und une hervorragender tente Fjällräven Zuverlässigkeit; doit faire ses preuves ein Fjällräven-Zelt sur le terrain sollte comme sowohl sur in la der balance. Wildnis als plus, auch nous auf der utilisons Waage exclusivement eine gute Figur des De imperméabilisants machen. Ausserdem sans verwenden fluorocarbures wir bei (pfc), der et Imprägnierung toutes les pièces keine en aluminium Fluorcarbonen sont (PFC), anodisées und à das l’aide gesamte d’un procédé Aluminium respectueux wird mit de umweltfreundlichen Le résultat: Methoden des anodisiert. tentes solides Das l’environnement. qui Ergebnis durent sind longtemps, langlebige des Zelte, tentes die qui in résistent jedem à Gelände des sollicitations und zu jeder extrêmes Jahreszeit sur maximal des terrains difficiles beansprucht et à werden tout types können de météo. – mit gutem Et enfin, des Gewissen. tentes qui offrent un plus écologique. www.fjallraven.de Abisko Shape 2. Province du Gangwon, Corée du Sud.

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