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Inspiration 02/2016 fr

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Solidement ancré : dès

Solidement ancré : dès le début, dans les années vingt, les racines de La Sportiva sont dans le val di Fiemme. Même sans les liens du mariage, Pietro Dal Pra fait partie de la famille. CONTRÔLE DU PARTENAIRE Introduction à l’alpinisme Avec son fils Francesco, la direction accueille à son bord un stratège à la fin des années 1950. Il construit un nouveau site de production et crée la marque telle qu’on la connaît aujourd’hui. Il fait une première apparition dans une foire en 1962 sous le nom de « La Sportiva » et cible le marché européen. L’entreprise ne cesse son ascension. Les Delladio deviennent l’un des principaux employeurs de la vallée. Avec les trois frères Francesco, Lorenzo et Luciano, la troisième génération est enfin prête à assumer des responsabilités. « On dit en Italie que la crise commence avec la troisième génération. Chez La Sportiva, ce fut tout le contraire », déclare Pietro. Lorsqu’ils intègrent l’entreprise vers le milieu des années 1970, les frères Delladio sont encore de jeunes pousses. Ils ont grandi au milieu de la production artisanale et ont été dotés d’une saine curiosité. Lorenzo vit une expérience déterminante lorsqu’il tente de persuader son professeur de porter des chaussures de montagne La Sportiva durant un cours de grimpe. Ce dernier se contente de secouer la tête et propose à son élève de fabriquer à la place plutôt des chaussures en cuir simples et ajustées avec une semelle CHRONOLOGIE DATES CLÉS 1942 1950 totalement lisse. Voilà comment la marque inventa le chausson d’escalade moderne. Famiglia numero due Pourtant, c’est aussi à un second homme que La Sportiva doit son succès à la verticale : Giuliano Jellici, ou plutôt à lui et à sa famille. Jellici a marqué le design des chaussures de la marque de façon décisive dès la fin des années 1970. Lorsque l’on évoque ce développeur de produits génial, Pietro Dal Pra est à court de mots : « Un génie. Tout simplement un génie. Basta. » Giuliano a passé beaucoup de temps sur les falaises, où il observait les athlètes et s’entretenait avec eux durant de longues heures. « Il a révolutionné le marché avec son flair incroyable, » précise Pietro. On peut notamment citer le modèle Mariacher, considéré comme le premier chausson d’escalade moderne grâce à sa semelle en caoutchouc souple et adhérente et ses couleurs vives. Avec le modèle Mythos, Giuliano a adapté le laçage breveté autrefois par le fondateur, Narcisio, pour les chaussures de montagne. Enfin, on peut décrire le très technique et arrondi Speedster comme une « chaussure sans coins ni bords ». 1971 44 1935 La semelle en caoutchouc profilée remplace la semelle en cuir clouée. 1962 1984 Ballerines de montagne : Didier Raboutou avec les nouvelles chaussures légères.

Finitions : même l’enrobage robuste contre les pierres est posé à la main. La marque de fabrique de l’entreprise, c’est le travail manuel de précision. Mais l’histoire n’est de loin pas terminée. Le flambeau de cette famille de cordonniers traditionnelle de Trentin est passé à la génération suivante. Les fils de Giuliano, Matteo et Enzo, qui travaillaient déjà dans l’entreprise durant leurs vacances scolaires, dirigent aujourd’hui l’équipe de développement de produits de La Sportiva. « Enzo est l’artiste, » déclare Pietro pour décrire les deux frères. « Et Matteo le cerveau. » Ils ont développé avec leur père le légendaire chausson polyvalent Katana. Le modèle Solution, le chausson d’alpinisme le plus vendu au monde, est le fruit de leur propre travail. Giuliano, aujourd’hui retraité, vient encore souvent à La Sportiva. « Il s’assied en silence à côté de nous, nous observe et nous écoute. Puis il fait une petite remarque et nous avons tous le déclic », dit Pietro avec admiration. 80 mètres et 55 prototypes La réussite de La Sportiva réside-t-elle dans l’esprit de famille ? La famille Jellici, et bien entendu la famille Delladio, dont la quatrième génération dirige actuellement l’entreprise en la personne de Giulia Delladio, 31 ans. « Absolument », répond Pietro sans l’ombre d’une hésitation. « Mais aussi la proximité. La proximité géographique, les courtes distances sont un avantage considérable. Entre l’idée initiale d’un article et le produit final dans sa boîte, il n’y a que 80 mètres. Et 55 prototypes en moyenne. » Pietro passe trois à quatre jours par semaine en salle ou à la montagne afin de tester les chaussons. « Il s’agit d’un processus constant, où une année au minimum est nécessaire pour terminer un modèle. Lorsque nous avons une idée, nous nous rendons simplement à la production à côté et discutons directement avec les ouvriers de la mise en œuvre de notre idée. » Il réfléchit et ajoute : « Je dirais que chacun ici a l’ambition de fabriquer d’excellents produits. Il s’agit presque d’un honneur familial. 250 personnes travaillent ici et presque tout le monde a un quelconque lien de parenté avec tout le monde. » Ce Vicençois d’origine rit et lève les mains au ciel : « Seules 15 personnes ne viennent pas de la vallée, mais Lorenzo veut absolument tous nous marier à quelqu’un d’ici. C’est un grand entremetteur. Mais comme je dis toujours – je fais déjà partie de la famille. » TEXTE : SISSI PÄRSCH PHOTOS : MÀD 1986 1996 2012 CONTRÔLE DU PARTENAIRE 45 1991 Le Mythos aux pieds de François Lombard et Alex Huber. 1997 François Petit à l’attaque avec les Miura. 2014 De nos jours, on peut s’habiller de la tête aux pieds chez La Sportiva.

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