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Inspiration 02/2017 fr

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RENCONTRE AU SOMMET

RENCONTRE AU SOMMET CARLA JAGGI Par chance, j’ai plus ou moins pu me rétablir et j’ai réussi à guider le groupe le lendemain. Dures traditions Ce sont les règles du jeu. La partie la plus difficile de la formation est-elle liée à l’aspect physique ? Non, la pression mentale est plus forte. Nous sommes tous les jours sur le terrain, dans un groupe de cinq ou six aspirants avec un expert. Comme on ne sait jamais quand on devra conduire le groupe, on doit toujours préparer la sortie entière. Lorsqu’on guide le groupe, l’expert observe chaque pas et chaque prise et évalue l’itinéraire que l’on choisit. Il faut s’habituer à être constamment observé et jugé, on ressent une pression permanente. Pourtant, gloryfy G14 iceberg cette pression est nécessaire, car les tâches incombant à un guide de montagne sont très variées : les clients doivent toujours se sentir en sécurité, l’itinéraire et le rythme doivent être adaptés. Ce qui différencie les guides de montagne des alpinistes : je prends toutes les décisions seule et dois pouvoir me mettre à la place de mes clients. En effet, il arrive souvent que les gens n’avouent pas qu’ils se sentent mal ou qu’ils atteignent leurs limites. Comment trouvez-vous votre place dans ce monde dominé par les hommes ? Je n’ai encore jamais eu de problème. Il est important de ne pas penser d’emblée : je dois me défendre et prouver que je peux le faire. Bien-sûr, il m’arrive de devoir contrer des remarques. J’ai aussi vécu des situations amusantes : lorsque j’arrive dans une cabane de montagne avec un client, il semble généralement évident que le client aura droit à la chambre des guides et que j’irai dans la chambre des hôtes. On ne devine pas que je suis une future guide de montagne... ...mais vous en serez bientôt une. Je l’espère oui ! (rires) Je suis actuellement en troisième année et dois encore passer les examens finaux. D’abord la partie hivernale, puis les examens d’été en septembre. Jusqu’à présent, j’ai réussi tous mes examens du premier coup. Nous étions 60 candidats au début de la formation. Après la première année, nous n’étions plus qu’une vingtaine. Je suis la seule femme de ma volée à être encore dans la course. Le fait que les femmes aient moins de force pose-t-il problème ? Cela peut arriver. Il est d’autant plus important de connaître ses limites et de les respecter. Je ne me sens par exemple pas à l’aise lorsque je dois grimper en tête dans un flanc de névé raide avec deux clients mesurant 1 mètre 80. Je préfère abandonner cette idée, car je sais que je ne pourrai pas les retenir en cas d’urgence. Il existe d’autres techniques d’assurage avec lesquelles je peux gérer cette situation. Et s’il n’y en a pas, il m’arrive aussi de refuser ce genre de sorties. Dans quels domaines les femmes sont-elles plus douées ? Difficile à dire de manière générale. Peut-être que nous avons tendance à nous mettre plus facilement à la place des clients et à dire les bonnes choses au bon moment. Je reçois des feed-back positifs sur ma façon de guider ou de communiquer les choses durant les cours de formation. Mais pas sur ma grande taille, ma force et ma rapidité. « L’aspect humain ne doit pas être sous-estimé avec un client. On doit aussi donner de sa personne. » Dans votre vie privée, préférez-vous aller en montagne avec des femmes ou des hommes ? Plutôt avec des hommes, même s’il y a quelques femmes avec lesquelles j’aime aussi aller en montagne. Dans le cadre de la Jeunesse du CAS, j’ai longtemps été la seule fille et je n’ai grimpé qu’avec des garçons pendant des années. Je m’y suis habituée. Avec les hommes, la communication en montagne est plus simple, plus directe, plus claire. Avec les femmes, il faut souvent lire entre les lignes pour comprendre ce qu’elles veulent réellement. Certaines femmes ne sont pas non plus à l’aise dans des situations inconfortables comme une nuit dans un bivouac avec 15 autres personnes. Cela peut être plus facile avec des hommes : ils hésitent moins à se lancer dans un projet. Les hommes sont moins soucieux que les femmes lorsqu’ils se lancent dans un projet. INSPIRATION 02 / 2017 47

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