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Inspiration 04/2016 fr

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RENCONTRE AU SOMMET «

RENCONTRE AU SOMMET « Un guide de montagne ne peut pas se permettre de boiter » : le charpentier Imsand et l’instituteur Josi ont aussi leurs métiers backup. Être guide reste par contre le métier de rêve. les discussions des clients qui veulent payer moins cher parce que la météo ou la neige n’était pas assez bonne pour le freeride ! Mais ceci n’a rien à voir avec mon âge ou le leur. L’écusson de guide de montagne donne donc une certaine forme d’autorité, peu importe l’âge ? Imsand : Oui. Ils disent toujours la même chose : C’est toi qui décide. J’ai déjà souvent pris des décisions que les groupes n’ont pas aimé – faire demi-tour à cause d’une situation avalancheuse trop critique ou d’une mauvaise visibilité. Ceci a toujours été accepté, il n’y a jamais eu de discussion. Josi : Je confirme. Parfois dans le passé en cas d’accident d’avalanche on pouvait entendre : les guides auraient été poussés par leurs clients. Je n’y crois pas. Les décisions majoritaires ne valent rien en montagne. Tu dois démontrer ton autorité et expliquer ta responsabilité : je suis plus souvent en route que vous, j’évalue la situation de telle façon, et précisément pour ces raisons. Je n’ai encore vu personne qui disait ensuite : Allons-y quand même. Imsand : Je l’ai vécu deux fois cet hiver : les deux fois mon groupe aurait préféré continuer, mais j’avais décidé de faire demi-tour. Les deux fois les autres groupes ont continué, les deux fois des avalanches sont descendues. On n’a pas le droit de se laisser influencer par l’envie du groupe. C’est à moi qu’incombent l’autorité et la responsabilité. Josi : Que rien ne soit arrivé n’est pas la preuve que le danger n’existait pas. L’héroïsme est complètement déplacé quand il s’agit de gérer le risque. La nature est toujours plus forte. J’ai aussi vécu le cas où un groupe ne s’est réellement soudé, et a appris à s’entraider, qu’après avoir été contraint de faire demi-tour. Ça c’est une qualité ! Autre chose que de cocher un 4000. Comment voyez-vous le métier de guide de montagne dans 20 ans ? Josi : L’alpinisme est en soi une activité lente. On démarre la nuit, et le jour ne vient que lentement. C’est la réduction de la vie à quelques besoins vitaux – se nourrir, boire et faire ses besoins, pas après pas. C’est cela qui rend l’alpinisme si prisé par certaines personnes. Il ne s’agit pas seulement de parvenir au sommet, mais aussi de ralentir un peu dans la vie. Peu importe les difficultés techniques et la discipline. Cette fascination que nous souhaitons transmettre à nos clients est un capital inépuisable. Imsand : C’est ce que je pense aussi, surtout de nos jours où tout va plus vite. Au mieux, ils arrivent à être à trois endroits en même temps. En montagne, on est livré à soi-même et il est possible de laisser vagabonder ses pensées. Il est rare de prendre ce temps au quotidien. Ceci va peut-être encore gagner de l’importance à l’avenir et l’aventure deviendra encore plus intense pour ces gens qui souhaitent sortir pour un instant de ce monde qui avance à vive allure. Que dites-vous si les clients sortent leur téléphone au beau milieu d’une course ? Josi : C’est la réalité. Ils ont des rendez-vous. Mais c’est aussi très pratique pour nous. Le téléphone portable m’a apporté plus que l’ordinateur : tu rentres, tout est déjà fait, tu ne dois rappeler personne et tu peux encore chanter avec les enfants. C’est génial. Rob Lewis Imsand : C’est à la fois une bénédiction et une malédiction. Le bulletin météo par exemple : je peux consulter la météo à tout moment. D’un autre côté les clients arrivent déjà quatre jours avant et me disent que la météo pour telle ou telle région n’a pas l’air si bonne ! (rigole) Mais en tant que guide de montagne on ne peut aujourd’hui plus se braquer contre la technique. J’ai toutes les cartes sur mon téléphone portable. Bien sûr que la carte papier est dans le sac à dos pour les urgences, mais avec une batterie externe je peux naviguer sans problème pendant quatre jours avec mon téléphone portable. Pourquoi devrais-je y renoncer ? Je souhaite toujours avoir un pas d’avance sur le client. Et ce serait un peu gênant si un client venait avec son smartphone et me disait « Regarde, on est là » tandis que moi je cherche péniblement sur ma carte papier (rigole). Quel est le plus beau côté du métier de guide ? Josi: Chaque jour est unique. On fait chaque course une seule fois, même si c’est la même. Et peu importe s’il s’agit d’une course difficile ou facile, courte ou longue. Avec les clients on vit ce jour-là et pas un autre. Il n’y a que ce jour qui compte, il ne peut pas être dupliqué. C’est magnifique, cette focalisation sur le présent. Imsand: J’adore pouvoir offrir quelque chose de beau à mon client puis de récolter sa reconnaissance. Encore des mois après, les gens nous interpellent : « Tu te rappelles ce fameux jour ? » Leur vécu est encore très présent – c’est fantastique. Josi: Pour moi, c’est parfois très gênant quand les gens disent « Oh, c’était vraiment super » et que, même avec la meilleure volonté du monde, je ne suis plus capable de m’en rappeler. Pour eux c’était un moment très important et nous, nous en avons tant, qu’il est difficile de tous les mémoriser. Ceci démontre que nous avons vraiment un métier de rêve, capable de réveiller bien des souvenirs. INTERVIEW : THOMAS EBERT MOUNTAIN BOOTS HANDCRAFTED WITH PASSION BORN IN BAVARIA – WORN AROUND THE WORLD Hanwag Torne GTX ® Bottes d’hiver légères avec membrane GORE-TEX ® pour une utilisation dans la neige, sous la pluie et par temps froid. Séduit par son excellente stabilité 22 23 et par son bord de tige souple. Avantage supplémentaire : son support spécial neige au talon. RENCONTRE AU SOMMET WWW.HANWAG.DE

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