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Inspiration 3/2016 fr

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Toujours bien en vue :

Toujours bien en vue : le pilier rocheux du Piz Palü avec le pilier est à gauche et le pilier Bumiller à droite. Ingo, Hannes et Caro en route pour le Piz Trovat, le « sommet-refuge » offrant une vue imprenable sur l’itinéraire du pilier est. Bon plan 8 Que ce soit en regardant par la fenêtre de la chambre, au repas du soir derrière les vitres panoramiques ou pendant la course d’acclimatation au Piz Trovat : les yeux de Caro, Hannes et Ingo sont en permanence attirés par le pilier rocheux de gauche. Une fois de plus l’itinéraire idéal est passé au crible. « Est-ce vraiment judicieux d’avoir l’objectif en permanence sous les yeux ? », demande Ingo au souper tout en avalant une gorgée de panaché. Tandis que la douce lumière du soir vient caresser le pilier est, les trois comparses trinquent à l’imposant pilier rocheux. Escalade plaisir au lieu de brasser dans la neige 4 h 08, départ dans l’obscurité. À la lueur des frontales, la caravane des aspirants à la voie normale s’étire sur les éboulis, la glace et les séracs géants de la cassure de Cambrena sur le glacier de Pers. En quittant la voie normale à droite, nous quittons également la trace bien marquée. De là, il nous faut un peu de flair pour trouver le bon itinéraire sur le glacier crevassé. Mais le regard est à tout moment attiré vers les montagnes aux alentours – le pilier est une véritable loge devant le Piz Bernina et sa célèbre arête. Le Biancograt vient de virer au rose pastel sous l’effet du soleil levant. Nous arrivons sur le dos du pilier. Les premiers rayons de soleil atteignent le rocher et soutiennent la veste en duvet dans sa fonction de chauffage. Un léger vent tente de contrecarrer cette chaleur. L’escalade nous captive immédiatement. Euphorique, Ingo avale mètre par mètre le granite rouge-brun. Nous avançons rapidement corde tendue. Le rocher est solide et adhérent, les fissures et béquets accueillent volontiers les sangles, friends ou coinceurs. Hormis le départ dans la voie, il n’y a aucun spit, seulement quelques pitons. La plupart du temps l’escalade tourne autour du deuxième et troisième degré. Un regard en arrière laisse croire qu’on est dans un rêve. Des crevasses déchiquetées en contrebas, un bastion rocheux rouge-brun au premier plan avec Caro et Hannes dans leurs vestes multicolores. Du pur bonheur d’alpiniste. Notre trio a également passablement de chance avec les conditions. Pas de neige fraîche qui recouvre le dos en granite. Les récits de course actuels saluent unanime-

Granit solide et adhérent en main et beaucoup d’air sous les pieds. ment le rocher sec et la bonne neige à la sortie de l’arête. Il semblerait que nous ayons choisi la bonne fenêtre : les conditions sont idéales dans les deux parties. Le passage clé concernant l’escalade se présente sous la forme d’un gendarme à mi-chemin de la sortie. L’arête se redresse, un bref mur mène dans un dièdre lisse. Escalade dans le degré quatre supérieur, quelques pitons permettent de calmer les nerfs. Hannes lance le pied gauche sur une protubérance en dévers à la hauteur de sa hanche. Un bref souhait de sentir des chaussons d’escalade aux pieds éclot – mais ça ne sert à rien. Pression maximale sur la semelle profilée des grosses chaussures de montagne, tourner le genou autour de la prise, espérer que le pied tienne – réussi. Ce qui suit est du plaisir pur : grandes prises, granite compact. « Avec ces grosses bottes un quatre pourrait être bien plus moche », dit Caro, lorsqu’elle accroche son autoassurage dans la sangle autour du béquet. Le bastion rocheux semble se dresser dans un ciel sans fin. Plus les trois avancent, plus le pilier Bumiller semble impressionnant. Un énorme glacier suspendu se colle à son extrémité supérieure d’où des séracs menacent de tomber sur l’arête rocheuse. Le pilier est ne permet pas beaucoup de distraction car la recherche de l’itinéraire demande une bonne concentration. « Toujours rester sur l’arête », rappelle Ingo encore et encore. Une éternité semble avoir passé avant que nous ne débouchions sur le champ de neige à la fin de la partie escalade. Reprendre notre souffle – tel fut le plan. Interdiction de chuter Lorsque Caro fait claquer la talonnière de ses crampons, Hannes parcourt les premiers mètres à plat afin de se faire une meilleure idée du fond blanc. « Ça ira, Les derniers mètres menant au sommet est – aucun problème dans de la bonne neige. Bon plan 9

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