Views
3 years ago

Inspiration 3/2016 fr

  • Text
  • Montagne
  • Sommet
  • Faire
  • Lorsque
  • Veste
  • Toujours
  • Pilier
  • Membrane
  • Neige
  • Bonne

Soleil, pluie : le

Soleil, pluie : le hardshell est un must de l’équipement alpin par tous les temps. Dan Patitucci ÊTRE OUVERT TOUT EN RESTANT ÉTANCHE Pour faire simple, on peut dire que le laminé fait la différence entre un sac plastique et une veste hardshell destinée à des activités de plein air. Les performances que l’on attend d’un laminé sont claires : laisser passer la transpiration, mais pas la pluie. Ce qui à priori semble simple est presque devenu un secteur de recherche en soi, s’approchant toujours plus de la solution de l’énigme, mais aussi des limites de la physique. Expert 30 La recherche sur les membranes a commencé voilà près de cinquante ans. En 1969, lorsque Neil Armstrong a posé le pied sur la lune, Bob Gore a découvert le principe de l’ePTFE. Bien qu’il s’agisse certainement d’un hasard, aucun autre thème de recherche en matière d’équipement n’évoque plus la recherche spatiale que la quête d’un laminé à la fois étanche et perméable à la vapeur. Un exemple ? ePTFE signifie polytétrafluoroéthylène expansé, une matière qui a permis de développer des membranes, puis des laminés et enfin des vestes 2,5 ou 3 couches dont le MVTR dépend entre autres du DWR. La résistance à la vapeur d’eau dépend de la différence des pressions partielles. Depuis peu, les PFC C6 et C8 influent aussi sur la décision d’un achat. Tout cela est un peu confus pour vous ? Ne vous en faites pas : même les collaborateurs de la société pionnière Gore avouent que leurs innombrables technologies « peuvent parfois prêter à confusion ». Attentes démesurées Confusion ou non, la technologie rend notre vie plus légère. Au sens propre du terme, car sans veste fonctionnelle, un sac à dos de randonnée actuel pèserait au moins deux fois plus uniquement à cause des vêtements de rechange. Les vestes fonctionnelles sont devenues, à juste titre, un must en mon-

tagne – d’ailleurs, elles ont même conquis les centres-villes. Toute cette technologie suscite de grandes attentes auprès des sportifs de plein air et des alpinistes. Selon Marcus Liss, expert en laminés et hardshells chez Bächli Sports de Montagne, ces attentes sont souvent excessives. « Le marketing crée de faux espoirs. Bien que les produits actuels soient très performants, ils ne peuvent pas duper la physique ». Pour rendre une veste étanche, il n’est pas nécessaire de recourir à la ruse. Or, le rayonnement UV peut endommager la membrane à long terme et compromettre ainsi l’imperméabilité. Des lavages fréquents ou le frottement des bretelles de sac à dos peuvent aussi détériorer la membrane, surtout sur des vestes fonctionnelles très légères, dont la membrane et les tissus extérieurs sont extrêmement fins. En temps normal, une veste fonctionnelle reste étanche même lorsque son imprégnation est altérée par la graisse, la saleté ou les frottements. Pourtant, nombre de gens considèrent que leur veste n’est plus étanche lorsque les gouttes de pluie ne déperlent plus aussi bien que juste après l’achat. La raison : lorsque l’imprégnation hydrofuge (DWR : Durable Water Repellency) est épuisée, le tissu extérieur du laminé s’imbibe d’eau. La veste est toujours imperméable, mais le passage de la vapeur depuis l’intérieur se réduit jusqu’à 80 %, provoquant le condensat si redouté : la transpiration ne traverse plus la membrane, mais détrempe l’intérieur. En effet, la vapeur ne passe pas à travers un chiffon humide. Cela peut même se produire avec un traitement DWR intact. « La plupart des textiles n’atteignent pas leurs limites en termes d’étanchéité à la pluie et au vent, mais en termes de respirabilité », déclare Marcus Liss. La respirabilité/perméabilité à la vapeur d’eau dépend de nombreux facteurs. D’un si grand nombre de facteurs qu’il n’existe, selon lui, « que très peu de situations offrant aux laminés des conditions idéales ». À l’état de repos, on transpire env. 160 ml par heure. Selon l’effort fourni, cette valeur peut s’élever à trois litres par heure. Une différence des pressions partielles est nécessaire pour que toute cette vapeur d’eau puisse traverser la membrane : l’humidité doit être plus faible à l’extérieur qu’à l’intérieur de la veste. En outre, les températures extérieures doivent être inférieures d’au moins 15 degrés Celsius qu’à l’intérieur. Les limites de la physique sont atteintes dès qu’elles atteignent 20 degrés ou en cas d’humidité tropicale – la sueur ne peut alors plus s’échapper. Autre chose : une veste coupée près du corps est préférable pour la différence des pressions partielles. Sous une veste large, la vapeur d’eau s’accumule, ce qui entrave l’évacuation. L’aération de la veste est essentielle – les pit zips, soit les fermetures éclair sous les bras, sont indispensables sur des vêtements hardshell utilisés lors d’activités sportives intenses. Cela s’applique aussi au reste de l’équipement. Toutes les couches doivent être conçues pour évacuer la transpiration du corps. Méthodes de mesure Les clients aspirent à des données comparables pour tous ces facteurs, notamment pour la respirabilité, à laquelle on accorde une grande importance. Quelle quantité de sueur traverse véritablement un laminé ? Deux méthodes de mesures sont courantes. L’une d’elle est la méthode Bercher. Elle est économique, simple et mesure le taux de transmission de vapeur à travers la membrane. Le résultat, qui se nomme Avec son nouveau laminé Active, Gore renonce à l’utilisation d’un tissu extérieur. L’eau s’écoule mieux à la surface mais la membrane est moins bien protégée. Expert 31

Français

Proposition de sorti 02.2018 - Freeride autour d’Airolo Neve polverosa nel sud !
Proposition de sorti 01.2018 - Recette glacée et verticale

NEWSLETTER
SOCIAL MEDIA


#baechlibergsport