Views
4 months ago

Inspiration No. 03 - 2022

  • Text
  • Montagne
  • Matelas
  • Fibres
  • Laine
  • Ainsi
  • Marque
  • Radys
  • Trois
  • Sommet
  • Courses

Expert Textiles Bon à

Expert Textiles Bon à savoir : Microns Pourquoi le pull tricoté par grand-mère me gratte, tandis que mes sous-vêtements en laine mérinos sont tout doux ? La raison réside dans l’épaisseur des fibres de laine, indiquée en microns. Un micron correspond à un micromètre, soit un millième de millimètre ou 0,000 001 mètre. C’est évident : plus la fibre est fine, moins elle irrite la peau. Les sous-vêtements fins en laine mérinos ont en général une épaisseur de 16 à 23 microns, tandis que la laine vierge grossière se situe entre 28 et 38 microns. La laine exotique est encore plus fine, par exemple le sous-poil d’un bœuf musqué (11 à 17 microns) ou la laine de vigogne (10 à 20 microns). Un cheveu humain a une épaisseur moyenne de 50 à 80 microns, tandis que la soie brute blanche fait à peine trois microns. ment complexe qui lui confère des caractéristiques particulières. D’une part, la laine mérinos peut absorber une proportion élevée d’humidité et la « cacher » dans sa structure fibreuse avant que l’on ressente une sensation désagréable et, d’autre part, cette structure empêche la formation d’odeurs. « La laine mérinos ne sent simplement pas aussi fort que d’autres fibres », explique la gestionnaire de produits, « ce qui constitue un avantage considérable lors de courses de plusieurs jours. » Outre la laine mérinos, deux fibres naturelles sont importantes dans les sports de montagne. Il s’agit du chanvre, de plus en plus utilisé par les fabricants, notamment Ortovox, Ternua ou Maloja. « La culture du chanvre nécessite nettement moins d’eau et de produits chimiques que le coton, et celui-ci pousse très vite », souligne Stünzi, « C’est une fibre formidable, à la fois robuste et au toucher agréable ». En termes de gestion de l’humidité et de la température, le chanvre est meilleur que le coton, sans être aussi bon que la laine mérinos. « Pour l’instant, on trouve surtout du chanvre dans les vêtements d’escalade, mélangé à d’autres fibres, à des proportions d’environ 30 pour cent. Autrefois, on utilisait le chanvre pour fabriquer des cordes, tandis qu’aujourd’hui, on en fait des pantalons et des t-shirts ». La seconde s’appelle le lyocell, également connu sous son nom de marque Tencel. Il s’agit d’une fibre de cellulose fabriquée de manière industrielle. « Le lyocell est souvent utilisé pour les vêtements d’été ou pour des mélanges textiles, car il est doté de propriétés rafraîchissantes, tombe bien et offre un toucher agréable – un peu comme la soie », explique Stünzi. Citons encore le projet de la marque féminine La Munt, laquelle a fait récemment ses débuts avec des hauts en cachemire recyclé. On ne connaissait jusqu’à présent cette fibre moelleuse que dans le secteur du luxe. « Beaucoup de choses bougent et font avancer la branche », se réjouit Stünzi. Les fibres synthétiques « Les mélanges textiles combinent les avantages des deux mondes : les propriétés anti-odeurs de la laine mérinos et le séchage rapide des fibres synthétiques. De plus, la longévité des vêtements s’en trouve améliorée. » Daniela Stünzi Gestionnaire de produits Depuis 1935, où l’on a réussi à fabriquer pour la première fois un fil entièrement synthétique avec des fibres de nylon, le marché des fibres synthétiques a pris une ampleur incommensurable. Les sportifs de montagne devraient en connaître principalement trois : le polyester, le polyamide (plus connu sous le nom de nylon) et l’élasthanne. Les deux premiers sont tellement similaires que Stünzi considère leurs différences comme « négligeables pour le client ». Le polyester sèche un peu plus vite, est plus souple et garde les couleurs un peu plus longtemps que le nylon. Ce dernier est cependant plus intéressant en termes de robustesse et de résistance à la déchirure. Ces deux fibres sont fabriquées avec du pétrole ou, chose de plus en plus fréquente, sont recyclées. En comparaison avec les fibres naturelles, le polyester et le polyamide offrent une meilleure évacuation de la transpiration – les vêtements synthétiques présentent un temps de séchage imbattable. L’autre gros avantage des fibres synthétiques par rapport à la laine mérinos, est qu’elles sont faciles d’entretien. Leur désavantage est connu de tout le monde : la (plus ou moins forte) formation d’odeurs due à la transpiration. En outre, ces deux matériaux sont moins extensibles, raison pour laquelle on y ajoute souvent de l’élasthanne. « Grâce à l’élasthanne, les vêtements suivent tous les mouvements, même lorsqu’ils sont près du corps », explique l’experte Bächli. Comme les sports de montagne (escalade, ski de randonnée, etc.) nécessitent souvent une grande liberté de mouvement, l’élasthanne (spandex en anglais) se retrouve très souvent sur les étiquettes des vêtements outdoor. L’ajout de trois à huit pour cent de cette fibre suffit généralement « sans que cela ne change les propriétés fondamentales des matériaux ». À propos, cela fait déjà longtemps que les fabricants tentent de se débarrasser de la formation d’odeurs désagréables sur les fibres synthétiques – en y ajoutant généralement certaines particules. Chez Bächli, on trouve par exemple la technologie Zeroscent d’Odlo, avec laquelle des biopolymères du fabricant suisse HeiQ forment un film de protection autour des fibres synthétiques. Avec S.Café, Schöffel suit une autre voie et intègre du marc de café moulu dans les fibres dès la production, afin de rendre leur structure plus résistante aux odeurs. Et sur les vêtements traités par la technologie Polygiene, du chlorure d’argent est supposé favoriser un effet antibactérien et anti-odeurs. « Si ces technologies permettent de réduire la formation d’odeurs, elles n’arrivent pas à la cheville de la laine mérinos. » Les mélanges Que devraient donc choisir les sportifs de montagne pour leurs vêtements – des fibres naturelles ou synthétiques ? « En résumé, les fibres synthétiques sont judicieuses lorsqu’on fournit un effort intense, que l’on transpire beaucoup et que l’on peut prendre une douche après avoir fait du sport. La laine mérinos est plus adaptée pour les activités moins soutenues, les courses de plusieurs jours ou lorsqu’on allie pique-nique convivial et ski de randonnée », explique la gestionnaire de produits. « Cela dépend surtout de notre tendance à transpirer. » Selon Stünzi, les clients de Bächli achètent actuellement plus de sous-vêtements en laine mérinos qu’en fibres synthétiques. Les fibres synthétiques reprennent le dessus pour les couches intermédiaires. La distinction entre fibres synthétiques et fibres naturelles n’est toutefois plus aussi évidente qu’auparavant. D’une part, on trouve sur le marché des fibres synthétiques bio, par exemple à base de graines de ricin, comme dans le textile Natex de l’entreprise UYN. D’autre part, les fabricants ont trouvé depuis longtemps une manière d’allier les fibres naturelles et synthétiques, en enveloppant par exemple de la laine mérinos autour d’un noyau en nylon. « Ces mélanges textiles combinent les avantages des deux mondes », déclare Stünzi, « les propriétés anti-odeurs de la laine mérinos et le séchage rapide des fibres synthétiques – et la longévité des vêtements s’en trouve améliorée. » En parlant de longévité, « il est crucial de lire les étiquettes d’entretien ». L’experte Bächli recommande pour les vêtements en laine mérinos une lessive spéciale qui préserve les propriétés regraissantes des fibres de laine, car c’est aussi d’elles que dépend l’inhibition des odeurs. Il est vrai que les vêtements en laine mérinos peuvent parfois être aérés au lieu d’être lavés. Mais la devise « laver autant que nécessaire, mais aussi peu que possible », que l’on connaît pour les vestes de protection, ne doit pas être appliquée aux sous-vêtements en laine. « Personnellement, je lave mes couches de base et t-shirts après chaque utilisation, même ceux en laine mérinos. Si on le fait correctement, ils le supportent très bien », affirme Stünzi. 44 Manikia, Grèce. Une destination parfaite pour Sasha DiGiulian et Alex Megos : des dévers incroyablement colorés, des colonnettes, des grottes... Tout pour qu’ils se fassent plaisir ! Et pour perfer, ils se sont équipés du casque SIROCCO et du harnais HIRUNDOS de la gamme PERFORMANCE. © 2022 - Petzl Distribution - sambie.fr 45

Français

NEWSLETTER
SOCIAL MEDIA


#baechlibergsport