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8 months ago

Inspiration No. 1/2020

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LA MONTAGNE D’À

LA MONTAGNE D’À CÔTÉ NIESEN L A M O N T A G N E D ’ À C Ô T É UN BIEN JOLI VIRUS PROTOCOLE THOMAS WERZ Lieu énergétique, terrain d’entraînement, compagne fidèle : la montagne d’à côté peut posséder de nombreuses qualités. Pour Rita Jaggi, du magasin Bächli de Thoune, le Niesen rassemble tous ces attributs. Chaque fois qu’elle le peut, la directrice adjointe du magasin se rend au sommet de cette imposante pyramide située sur la rive sud du lac de Thoune. Dans l’idéal, elle part très tôt le matin pour faire le plein d’énergie avant sa journée de travail. N I E S E N Le Niesen est, à raison, souvent considéré comme un sommet classique. Un funiculaire rejoint Niesen Kulm en quelque 30 minutes. De là, il ne reste que quelques pas à faire pour rejoindre la plateforme sommitale, à 2362 mètres. Cependant, lorsque les touristes, les randonneurs et les familles envahissent Niesen Kulm, je suis déjà de retour chez moi, à Spiez, sirotant une bonne tasse de café. J’aime m’approcher de cette magnifique pyramide par son versant est. Depuis la station inférieure de Mülenen, le chemin longe, plus ou moins directement, le funiculaire jusqu’en haut. Dans l’idéal, j’avale ces 1650 mètres de dénivelé avant le travail. Je suis généralement en route alors que d’autres se retournent encore dans leur lit. Selon les conditions, il me faut environ deux heures pour réaliser cette course, parfois plus. Je marche vite, mais sans chercher pour autant à battre un record. J’ai attrapé le virus du Niesen il y a environ dix ans. Cela peut sembler étrange, mais je suis convaincue que cette montagne est très contagieuse. Dans tous les cas, beaucoup de personnes de mon entourage ont aussi attrapé ce virus. Autrefois, nous randonnions en famille, mais, depuis que mes enfants sont grands, j’ai commencé à faire de l’alpinisme dans la section Niesen du CAS. Il me fallait donc disposer d’une bonne condition physique. Bien que ma montagne d’à côté culmine à moins de 2500 mètres, c’est pourtant elle qui m’a permis de gravir de véritables sommets. En 2017, j’ai pu compléter, en compagnie d’un collègue, ma collection des 82 quatre milles avec la Punta Giordani (4046 mètres). Une pyramide parfaite : le Niesen jette son ombre symétrique sur le lac de Thoune. PHOTO À GAUCHE : ARCHIVE RITA JAGGI, À DROITE : GABI MÜLLER « Je suis montée au moins 400 fois sur le Niesen. Malheureusement, je ne l’ai encore jamais fait à ski, mais c’est mon prochain objectif. » JUSQU’À 50 FOIS PAR AN AU SOMMET Combien de fois suis-je déjà montée sur la plateforme sommitale de cette impressionnante pyramide schisteuse pour laisser mon regard errer sur le lac et la vue à 360 degrés ? Je ne connais pas le chiffre exact, mais il se situe en tous cas au-delà des 400. Entre mi-avril et novembre, j’entreprends la montée au Niesen Kulm entre 30 et 50 fois. Une auberge y a été construite en 1856 déjà. Il m’arrive aussi de prendre le chemin qui part de Wimmis, à la sortie du Simmental. En plein été, le versant ouest est agréablement frais le matin. Une petite ambiance alpine règne, en outre, sur ce parcours qui longe l’arête sans pour autant comporter de véritable chemin sur les 450 derniers mètres de dénivelé. On me demande souvent pourquoi je ne passe pas par la légendaire course d’escalier du Niesen. Celle-ci longe la voie ferrée sur le plus long escalier du monde, composé de 11 674 marches. En réalité, je n’ai pas l’esprit de compétition. Je fais cela pour moi. Le Niesen libère mon esprit et me donne de l’énergie aussi bien au cœur de l’été, lorsque les premiers rayons du soleil me réchauffent qu’en automne, lorsque je me déplace à la lueur de la lampe frontale, sous une petite bruine, en me demandant pourquoi je ne suis pas restée au lit. Pour moi, chaque ascension du Niesen en a valu la peine. J’ai particulièrement aimé faire cette course pour la première fois avec mon fils de huit ans. Il était fasciné par un livre pour enfants racontant l’histoire du renard du Niesen, et il était très fier d’être parvenu à monter jusqu’au sommet pour découvrir l’habitat des renards, des marmottes et des chocards. Cette montagne est une destination gratifiante pour les familles avec des enfants. C’est l’automne que la montagne est la plus belle, lorsque les nappes de brouillard enveloppent la forêt et que le soleil fait lentement son apparition. En outre, des bolets poussent au bord du chemin. Je ne peux pas y résister. Seule dans la neige : Rita Jaggi sur sa montagne locale. Même les premières chutes de neige de novembre ne la dissuadent pas de monter au Niesen. Cette année, dans la partie supérieure, il a déjà neigé au début du mois de novembre. J’ai pu faire ma trace sur la pente sommitale. C’est le signe évident que la saison touche à sa fin. En général, j’essaie toujours de monter une dernière fois et de clore la saison avec un brunch copieux. Je n’ai encore jamais gravi le Niesen en hiver. En haut, la montagne est raide et souvent délicate. C’est tout sauf un sommet facile pour le ski de randonnée. Pourtant, une rando à ski sur ma montagne d’à côté se trouve tout en haut de ma to-do list. Peut-être y arriverai-je cet hiver… INSPIRATION 01 / 2020 57

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